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LES ORIGINES DE MATHURIN DUBÉ

1- Mathurin Dubé, fils de La Chapelle-Thémer

Notre ancêtre Mathurin Dubé est identifié lors de son mariage comme « fils de deffuncts Jean Dubay et de Renée Suzanne » de La Chapelle-Thémer, une paroisse rattachée au diocèse de Luçon, arrondissement Fontenay-le-Comte, Poitou (Vendée). Le lieu d'origine de notre ancêtre Mathurin, La Chapelle-Thémer, est maintenant bien connu de nombreux Dubé. A cette époque, tout comme aujourd'hui, c'est un petit hameau de quelques centaines d'habitants perché dans une région boisée ondulée de collines dominant le marais poitevin, qui se trouve en contrebas et en direction de la mer. Ses habitants devaient vivre d'agriculture et notre ancêtre, dès son plus jeune âge, a donc normalement pris contact avec le travail de la terre et devait avoir une expérience minimale de la forêt. La mer, sans être très éloignée, n'était pas si facile d'accès avec les moyens de transport de l'époque. On devait y accéder par voie terrestre, car les cours d'eau y sont très peu considérables. Le port de La Rochelle, à une centaine de kilomètres au sud-ouest, devait tout de même être connu des habitants de cette région.

Nous ignorons à peu près tout de la vie socio-économique de cette région au temps de Mathurin. Il y a cependant cette description lapidaire du futur cardinal de Richelieu qui, au moment de devenir évêque de Luçon en 1606, affirmait que son diocèse était « le plus vilain de France, le plus crotté et le plus désagréable». Il y a dans ce jugement la perception d'un responsable catholique qui sait devoir affronter une population en partie convertie au protestantisme. Les seigneurs de la région de Sainte-Hermine, voisine de La Chapelle-Thémer, étaient des protestants au début du XVIIe siècle. Les paysans n'étaient pourtant pas toujours du même avis que leurs seigneurs en matière religieuse. Il semble aussi, selon cette perception du célèbre évêque, que ses ouailles n'étaient pas très fortunées. Querelles religieuses et pauvreté latente sont sans doute des motifs qui ont poussé notre ancêtre à tenter l'aventure vers le Nouveau Monde. Si l'on considère les relations ultérieures de Mathurin avec le clergé de la Nouvelle-France, il nous semble qu'en aucun cas il n'ait été un protestant en quête d'une plus grande liberté religieuse. Affronter «la mer Océane» pour améliorer son sort était aussi un défi de taille. Il y avait donc chez Mathurin, aîné de famille, un fort goût pour le changement, mais il nous est difficile d'en évaluer les ingrédients exacts.

2- Un descendant de seigneurs bretons : le doute s'impose

Pour découvrir les premiers Dubé, il a fallu tourner notre regard vers des archives seigneuriales, car les paysans illettrés de l'époque n'en avaient pas. À la recherche d'indices anciens sur l'existence de personnes appelées Dubé, nos prédécesseurs ont surtout insisté sur l'importance d'un manoir situé à Ménéac, en Bretagne.

Selon Paul Gilles, l'historien de Ménéac, se trouve dans cette région un hameau qui porte le nom de Le Bé et un bois qui s'appelle le Bois du Bé. Il y eut une seigneurie, un château et ses dépendances : «Le Bé semble être le domaine le plus ancien. Nous y voyons les seigneurs du Bé dès 1200. » Aujourd'hui, le nom des Dubé est associé à Ménéac par les armoiries officielles de cette ville et leur provenance attestée. La Généralité de Laval, en Bretagne, a produit un document qui stipule que « les armoiries de Jean Du Bé de la Garenne, Sgr du Bé en Ménéac, de la Garenne, de Morelais, la Colinaye, la Lande, St-Aubin des Cormiers et autres lieux…, ont été enregistrées à l'armorial Général, dans le Régistre cotté Rennes. » Le brevet d'enregistrement a été délivré à Paris en juillet 1698 à la suite d'une « ordonnance rendue le 5ème du mois de mars de l'an 1698, par Mrs les Commissaires généraux du Conseil. »  Les premiers chercheurs Dubé ont tenté d'établir un lien entre ce manoir breton et notre ancêtre Mathurin. Le 5 décembre 1937, un archiviste niçois, Henri-Paul Noyer d'Orcinas de Comps a dressé une Notice historique et généalogique sur la famille Dubé dans laquelle il signale que la branche aînée de la famille qui était en possession du fief Dubé s'est éteinte à Ménéac vers le XVe siècle. Après avoir signalé une descendance de ces Dubé dans plusieurs régions de France, il franchit le pas et rattache notre ancêtre à cette origine. Certes, les lois de succession en vigueur en Bretagne à l'époque pouvaient entraîner l'appauvrissement progressif des descendants d'un seigneur qui devaient se partager l'héritage paternel et qui, après quelques générations, devaient se disperser et étaient absorbés par la paysannerie ou les classes ouvrières. Même si nous admettons que ce fut peut-être le cas des descendants des seigneurs Dubé et si nous pouvons sans hésitation reconnaître l'existence de notre patronyme dans cette région précise de la Bretagne, nous ne détenons aucune preuve généalogique nous permettant d'attester que les Dubé de La Chapelle-Thémer descendaient de ceux de Ménéac.

 

ÉGLISE DE LA CHAPELLE-THÉMER

CARTE DE LA RÉGION DE LA CHAPELLE-THÉMER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MANOIR LE BÉ À MÉNÉAC EN 1970

 

 

 

 

 

 

 

 

CARTE DE LA BRETAGNE ET D'UNE PARTIE DE LA VENDÉE

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